Cheval Breton : le guide complet de la race
Le Cheval Breton est un cheval de trait rustique et polyvalent, fierté de la Bretagne. Calme et endurant, il reste très utilisé en agriculture, en attelage et en écopâturage.

Fiche d'identité du Cheval Breton
| Type | Cheval de trait |
|---|---|
| Origine | France (Bretagne) |
| Taille au garrot | 145 à 170 cm (moyenne 158 cm) |
| Poids | environ 750 kg (médian idéal ; jusqu'à 1 000 kg pour la boucherie) |
| Robe(s) | Généralement alezane (souvent crins lavés) ou aubère ; plus rarement baie, rouanne, exceptionnellement noire ; gris exclu |
| Espérance de vie | ~25 ans |
| Tempérament | Calme, rustique, docile et endurant |
| Aptitudes | Travail agricole, attelage, débardage, écopâturage |
| Stud-book | Stud-book créé en 1909 (Landerneau) ; sections trait et postier fusionnées en 1926 ; registre fermé aux croisements dans les années 1930-1951 |
| Prix moyen | 1 500 – 8 000 € |
Classification
Origines et histoire du Cheval Breton
Le Breton est une race de chevaux de trait originaire de Bretagne, issue des bidets locaux. Comme tous les chevaux domestiques modernes, il provient de la lignée DOM2 ; ses ancêtres sont probablement établis de longue date dans les collines d'Armorique (monts d'Arrée). Il a beaucoup évolué, résultant de nombreux métissages depuis le Moyen Âge (trotteurs Norfolk, Percherons, Ardennais). À l'époque des croisades, le croisement des chevaux montagnards avec le cheval oriental influence le bidet breton, surnommé « bidet d'allures » pour ses allures confortables entre amble et trot.
L'élevage s'organise dès la fin du XVIIe siècle, des juments mieux nourries remplaçant peu à peu les bœufs à la traction. Tout au long du XIXe siècle, la race fournit environ la moitié des chevaux d'artillerie de France. La forte demande en chevaux de poste pousse à des croisements avec le Norfolk britannique, donnant le type plus léger, le Postier (anciennement Norfolk-Breton), tandis que le littoral nord produit un type plus lourd (le Trait).
Le stud-book est créé en 1909 (ouvert à Landerneau), avec d'abord deux registres séparés pour les types trait et postier, fusionnés par décision ministérielle en 1926. Le registre est fermé aux croisements dans les années 1930-1951. Le Breton connaît un grand succès à l'export au début du XXe siècle (18 000 chevaux quittent la Bretagne pour la seule année 1939, depuis Landivisiau et Landerneau, par trains et bateaux) et sert d'améliorateur pour d'autres races de trait.
Les années 1970 marquent une forte réduction de l'élevage avec la motorisation. Vers 1980, l'ouverture du marché italien réoriente l'élevage vers la production de viande, les chevaux étant recherchés les plus gros possibles (jusqu'à une tonne), au détriment des aplombs ; cette sélection bouchère est fatale au type Centre-Montagne, qui disparaît dans les années 1980. À partir des années 1990, l'essor de l'équitation de loisir provoque un regain pour le postier d'attelage. Avec plus de 60 000 individus, le Breton est l'un des chevaux de trait les plus présents en France au début du XXIe siècle.
Caractéristiques physiques du Cheval Breton
Cheval à sang froid, le Breton est très massif et musclé, au modèle bréviligne et carré, particulièrement puissant. Officiellement, deux types subsistent : le Trait (plus compact et lourd, destiné à la traction lourde au pas et surtout à la viande, le plus fréquent) et le Postier (plus léger et étendu dans ses allures, destiné à la traction au trot). La taille varie de 1,45 à 1,70 m selon les sujets, avec une moyenne souvent citée de 1,58 m, pour un poids médian idéal autour de 750 kg (pouvant atteindre la tonne chez les chevaux de boucherie).
La tête est de format carré, de taille moyenne, au profil le plus souvent rectiligne (parfois camus/concave), au front large et aux yeux grands et doux, avec des oreilles petites portées bas et des ganaches lourdes. L'encolure est souvent courte, large, très musclée et rouée. Le garrot est large et plat, le poitrail très éclaté, le dos court et puissant, l'arrière-main très puissante à croupe large souvent double. Les membres sont courts mais puissants, à articulations larges et boulets prononcés, avec des fanons peu abondants voire absents.
La robe est le plus souvent alezane (de loin majoritaire), souvent à crins lavés, l'alezan foncé ou brûlé étant la variante la plus populaire. Le standard accepte aussi le bai, l'aubère (fréquent), le rouan, le noir, le bai-brun et le chocolat, mais le gris est exclu (provenant de croisements Percheron). La plupart des chevaux portent des marques blanches. Malgré sa masse et ses membres courts, le Breton déploie des allures actives, énergiques et régulières, avec un trot vif (de meilleure qualité chez le postier).
Caractère et tempérament
Ce cheval est réputé docile et volontaire, d'excellent caractère, avec un grand calme. Les poulains destinés à l'utilisation sont éduqués jeunes et se montrent familiers et d'une grande gentillesse. Le Breton est précoce et apprécié à l'export pour sa bonne résistance aux climats chauds ; en Bretagne, il développe un pelage épais l'hiver. Particularité documentée : il peut se nourrir d'ajoncs (« cheval de jonc, cheval breton »).
Aptitudes et disciplines
Le Breton est désormais utilisé surtout pour la viande, plus rarement pour l'attelage, le travail agricole, des zones forestières et urbaines, et l'écopâturage. Apprécié des militaires comme des paysans pour sa capacité de traction et sa polyvalence, il a servi d'améliorateur pour de nombreuses races de trait. Le Postier breton est le fleuron de l'élevage, à l'origine cheval de poste apte à l'attelage et aux travaux des champs ; le Trait, plus lourd, est aujourd'hui surtout producteur de viande.
Avec plus de 60 000 individus en France, le Breton est l'un des chevaux de trait les plus présents avec le Comtois, bien que l'expansion soit surtout liée à l'hippophagie. Il continue de s'exporter, le Brésil étant le seul pays hors de France à reconnaître officiellement la race. Grâce à sa rusticité, il entretient aussi des espaces verts et valorise les pâturages de moyenne montagne.
Santé, entretien et alimentation
L'article ne consacre pas de section spécifique aux maladies, mais souligne les conséquences de la sélection bouchère : les chevaux recherchés les plus gros possibles souffrent fréquemment de surpoids voire d'obésité, et de problèmes d'aplombs (les membres courts n'étant pas faits pour soutenir des poids approchant la tonne). Les étalons des années 1980, gras, avaient une faible fertilité (seules 30 % des juments saillies pleines en Ille-et-Vilaine en 1985), corrigée depuis grâce au spermogramme et à l'insémination artificielle, qui ont toutefois réduit la diversité génétique. La race a été identifiée comme victime de consanguinité et de dérive génétique en 1980.
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Questions fréquentes sur le Cheval Breton
Sources
- Wikipédia
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