Cheval mongol : le guide complet de la race
Le cheval mongol est l'une des plus anciennes races du monde, restée quasiment inchangée depuis l'époque de Gengis Khan. Élevé en troupeaux semi-sauvages, il est indissociable de la culture nomade mongole.

Fiche d'identité du Cheval mongol
| Type | Cheval de selle |
|---|---|
| Origine | Mongolie |
| Taille au garrot | 122 à 145 cm selon les sources (moyenne DAD-IS : 131 cm mâles, 126 cm femelles) |
| Poids | 300 à 360 kg |
| Robe(s) | Toutes les couleurs sont observables, diversité exceptionnelle pour une population aussi peu influencée. Au début du XXIe siècle, 56,7 % de la population est de robe foncée (bai ou alezan), par préférence des éleveurs. Les plus fréquentes sont le bai, le bai-brun, l'alezan, le gris, l'isabelle, le bai dun, le souris et le noir. Le gène Dun est fréquent. Le pelage blanc est particulièrement valorisé. |
| Espérance de vie | Les étalons vivent moins vieux que les juments en raison de la perte de force avec l'âge (vulnérabilité aux loups et aux jeunes étalons). La carrière d'un cheval de course s'arrête vers 12 ans. |
| Tempérament | Extrêmement rustique, indépendant et endurant, vivant en quasi-liberté. |
| Aptitudes | Endurance, monte nomade, production de lait (airag) et travail. |
| Stud-book | Race gérée en Mongolie par le département d'élevage du ministère de l'alimentation et de l'agriculture ; pas d'enregistrement écrit des pedigrees chez les éleveurs nomades. Environ 2,2 à 3,8 millions de chevaux en Mongolie. |
| Prix moyen | 500 – 3 000 € |
Classification
Origines et histoire du Cheval mongol
Le Mongol est une race de chevaux des steppes autochtone de la Mongolie. Très ancien, il est domestiqué très tôt, dès 2000 ans av. J.-C. selon Bonnie Lou Hendricks, ce qui en fait l'une des plus anciennes races domestiques au monde. Une étude publiée dans Nature en 2021 situe l'origine de tous les chevaux domestiques dans la steppe pontique vers 2000 av. J.-C. ; l'ancienne hypothèse d'une descendance directe du cheval de Przewalski n'est pas vérifiée, ces deux populations étant génétiquement distinctes (nombre de chromosomes différent). Les chevaux mongols ont joué un rôle historique majeur en permettant les conquêtes de l'Empire mongol, notamment au XIIIe siècle sous Gengis Khan, ce petit cheval offrant une mobilité d'environ 100 km par jour. Par les guerres puis le commerce, le Mongol est à l'origine de nombreuses races (Bosnien, Albanais, Huçul, races japonaises via la Corée, poney tibétain, etc.). Au XXe siècle, l'avènement du communisme (1921-1924) transforme les courses rituelles du Naadam en fête nationale ; les chevaux deviennent propriété de l'État. Après la chute du communisme en 1991, les traditions équestres sont remises à l'honneur et les chevaux privatisés, tandis que l'élevage décline en Chine (Mongolie-Intérieure).
Caractéristiques physiques du Cheval mongol
Petit, trapu et remarquablement endurant, le Mongol est parfois classé parmi les poneys dans les sources occidentales, mais la notion de poney n'a pas d'équivalent en Mongolie. Le modèle est médioligne, musclé et compact, typique d'un cheval des steppes primitif. La tête paraît grosse et lourde, au profil rectiligne ou busqué, avec de petits yeux en amande et des oreilles courtes et épaisses. L'encolure est courte et massive, la poitrine profonde, le garrot plutôt plat, le dos court et fort (ligne dorso-lombaire droite voire convexe), la croupe musclée, longue et inclinée. Les jambes sont courtes mais fortes et compactes, avec de bonnes articulations et tendons, des fanons au bas des membres, et des sabots ronds à corne particulièrement dure permettant de se mouvoir sans ferrure. Les crins sont abondants, le poil devenant dense et épais en hiver. On distingue quatre types selon le biotope (forêts, steppes, montagnes, désert).
Caractère et tempérament
Le cheval mongol est vigoureux et doté d'une très grande endurance. Il résiste à des conditions climatiques extrêmes, tolérant des températures de −50 °C à 35 °C, et peut trouver lui-même sa nourriture sous la neige. Souvent décrit comme rude et farouche, se laissant difficilement approcher, il se révèle une fois éduqué très docile et peut être monté même par de très jeunes enfants.
Aptitudes et disciplines
Les usages sont extrêmement variés : monture de guerre historique, il reste utilisé pour le transport (50 à 60 km par jour) et la gestion des troupeaux (par les hongres). Il est surtout associé aux courses d'endurance prestigieuses du Naadam (15 à 30 km, montées par des enfants) et au Mongol Derby (1 000 km, la plus longue course au monde). Le cheval galopeur (xurdan mor) peut galoper dix kilomètres d'affilée sans s'arrêter. Plus rarement attelé ou utilisé comme cheval de bât. Les juments sont traites pour leur lait (l'aïrag), et les chevaux abattus pour leur viande. Une étude a détecté la mutation du gène DMRT3 (amble) chez 4,5 % des sujets ; la présence d'ambleurs (žoroo mor') est relativement commune.
Santé, entretien et alimentation
La fertilité des juments est excellente, proche de 100 %, la première mise bas survenant entre 45 et 48 mois. Le taux de survie des poulains de juments primipares est d'environ 50 % dans l'Arkhangai, la principale cause de mortalité étant les attaques de loups. Parmi les races asiatiques, le Mongol possède la plus grande variété génétique, avec un coefficient de consanguinité très bas (0,02) et une hétérozygotie moyenne exceptionnelle (0,75-0,77).
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Questions fréquentes sur le Cheval mongol
Sources
- Wikipédia
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